lundi 26 mai 2008

Participation de la Tunisie aux travaux d'instances internationales en charge des TIC


Une délégation tunisienne a participé aux travaux du conseil stratégique de l'Alliance Globale sur le Développement des Technologies de l'Information et de la Communication GAID, initiative lancée par les Nations Unies au SMSI pour étudier les questions relatives aux TIC et le développement, aux assises du forum mondial sur l'accès et la connectivité et aux activités du 1er sommet mondial sur le Cybercrime ''IMPACT'' organisé à l'initiative du gouvernement malaisien ainsi qu'aux travaux du sommet mondial sur les technologies de l'information WCIT.
Dans le cadre des travaux du forum mondial sur l'accès et la connectivité organisé par le GAID les 19 et 20 mai 2008 à Kuala Lumpur, Mme Lamia Chaffai, secrétaire d'Etat auprès du ministre de technologies de la communication, chargée de l'informatique, de l'Internet et des logiciels libres a intervenu à la table ronde sur le thème ''Accès et Connectivité: pays de l'Asie pacifique et autres pays émergents ''.
Elle a souligné que la réussite de la Tunisie dans le domaine des technologies de l'information et de la communication est due essentiellement à une stratégie claire qui repose sur la mise en place d'une infrastructure performante, d'un cadre réglementaire favorable, de la formation des ressources humaines et du partenariat entre les secteurs public et privé, qui a permis au secteur des TIC de se positionner comme un secteur clé du développement économique et social. Elle a aussi passé en revue les réalisations tunisiennes en matière de généralisation de l'accès à Internet et de déploiement de l'accès à haut débit.
M. Hamdoun Tourré, secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT) a souligné au cours de cette table ronde que l'expérience de la Tunisie en matière des TIC est plus qu'édifiante et qu'elle mérite d'être considérée comme un exemple à méditer pour plusieurs autres pays.
M. Touré a passé en revue, à cet égard, certaines des avancées réalisées par notre pays dans ce domaine, se félicitant des efforts que la Tunisie ne cesse de faire pour promouvoir l'usage des TIC.
En marge du Forum, la secrétaire d'Etat s'est entretenue avec M. Craig Barett, président d'Intel, faisant suite à sa rencontre, à Kigali, avec le ministre des technologies de la communication M.El Hadj Gley. De même, elle a eu un entretien avec M. Hamdoun Touré, secrétaire général de l'UIT portant sur les relations de partenariat et de collaboration avec l'UIT.
Par ailleurs, Mme Lamia Chaffai a pris part aux activités du 1er sommet mondial sur le Cybercrime ''IMPACT'' organisé à l'initiative du gouvernement malaisien et réunissant des ministres et délégués de 30 pays ainsi que d'éminents experts internationaux et des présidents des entreprises les plus prisées dans le domaine de la sécurité informatique (F- Secure, Trend-Micro, Symantec, Kaspersky...).
A cette occasion, Mme Chaffai a pris part à la table ronde ministérielle ayant pour objet l'examen de l'initiative de coopération multilatérale IMPACT proposée par la Malaisie pour la lutte contre la cybercriminalité.
Mme. Chaffai a présenté la stratégie avant-gardiste de la Tunisie en matière de sécurité informatique, la mise en place d'une loi sur la sécurité informatique et la création d'une agence nationale de sécurité informatique.
En marge de ce sommet, la secrétaire d'Etat s'est entretenue avec le ministre malaisien des sciences, de l'innovation et de la technologie, M. Maximus J. Ongkili, sur les opportunités de collaboration et de partenariat entre la Tunisie et la Malaisie dans le secteur des TIC.
Cette rencontre a été aussi l'occasion de présider une cérémonie de signature d'un mémorandum d'entente de partenariat entre l'Agence nationale de sécurité informatique et son homologue le centre de réponses aux incidents (CERT) malaisien.
Mme Chaffai a pris part également au Sommet Mondial des Technologies de L'Information (WCIT) du 19 au 21 mai, portant sur le futur de l'Internet. Le sommet a discuté des perspectives de développement de l'Internet dans le monde et les tendances futures.
Les questions de la connectivité et de l'accès à haut débit, du développement du contenu et des applications, de la sécurité des échanges et des transactions en ligne ont été débattues.
Mme Chaffai s'est entretenu avec Dr. Vint Cerf, vice président de Google et co-concepteur du protocole Internet, considéré comme le père de l'Internet.
Dr. Vint Cerf a reçu le médaillon des sciences du Président de la République en 2003 comme il a reçu le prix ''Turing Award'', équivalent du prix Nobel en informatique en 2007.

Un Vice-président de Microsoft à Tunis



Ali Faramawy, Area Vice President, Microsoft Middle East & Africa, Vice-président de Microsoft pour l’Afrique et le Moyen-Orient sera à Tunis cette semaine pour la célébration du 1er anniversaire du Microsoft Innovation Center du Pôle El Ghazala.
Who's mister Faramawy?
As vice president of Microsoft International, Ali Faramawy has a number of responsibilities both on the business strategy and the business operations fronts. He is an active member of the International leadership team that is responsible for the company’s strategy and initiatives. He also has a visible role among the company’s worldwide emerging markets community.
Faramawy is directly responsible for Microsoft’s operations in the Middle East & Africa (MEA) Area. MEA is one of 13 areas that comprise Microsoft’s worldwide operations. It represents one of Microsoft’s fastest growing and dynamic markets and certainly its most diverse one. Microsoft MEA operates through 30 offices and covers more than 70 countries across three continents.
Throughout his 20-year career in the IT industry, Faramawy has held different technical, sales and managerial roles in different parts of the Middle East and Europe with companies such as Dun & Bradstreet Software, NCR Corporation, Yokogawa Marex and, finally, Microsoft.
Faramawy joined Microsoft in October 1997, as the general manager of Microsoft Egypt. After a successful four years in that role, he moved on to assume additional responsibilities for the area of Eastern Mediterranean, which encompassed Egypt, Lebanon, Jordan, Cyprus & Malta.
In May 2002, Faramawy moved to take on the newly established position of regional director, in charge of sales, marketing and services for the Middle East and Africa region. He led the efforts to transform the company’s regional presence with a newly established regional headquarters and a much wider geographical presence. He was promoted to this position in April 2004.
Faramawy graduated from the Faculty of Engineering, Alexandria University, majoring in computer science and automatic control and has an MBA, specialising in strategic marketing, from the University of Hull in the UK. He is married and has two sons. He loves the IT industry and its ability to empower people and transform industries. He is passionate about the future of people in emerging markets. He also enjoys music, reading and the occasional round of golf.

Fethi Houidi à la tête de la nouvelle NessmaTV


Les nouveaux associés de NessmaTV viennent, à l'occasion d'une rencontre de presse organisée cet après-midi, d'annoncer la nomination de M. Fethi Houidi en tant que président de NessmaTV reconfigurée après l'entrée dans le capital de Mediaset (Italie) -25% du capital- et de Quinta de Tarek BEN AMMAR -25%.

Après son départ du conseil d'administration de Tunisiana, M. Houidi retrouve l'univers des médias, pour accompagner ce nouveau départ de la chaîne privée Maghrébine.

LE MESSAGE DU LUNDI MATIN : Comment penser comme un millionnaire


La plupart des gens regardent ceux qui ont des réussites hors du commun et se disent: "Ses parents lui ont payé des études supérieures..." "Il a eu beaucoup de chance..." "Il avait de l'argent au départ... et l'argent va à l'argent." "Il a eu du piston" Pourtant, en discutant avec tous les millionnaires que j'ai eu l'immense privilège de rencontrer, une chose m'a frappée:

POUR DEVENIR MILLIONNAIRE, IL FAUT D'ABORD APPRENDRE À PENSER COMME UN MILLIONNAIRE

Relisez cette phrase. Elle contient 3 mots très importants.

1. DEVENIR
La majorité des millionnaires ne sont pas NÉS millionnaires.Ils le sont devenus. Pire. Beaucoup d'entre eux sont parti de rien. Ils ont connu la frustration et la misère. Le plus jeune que je connaisse- il a 27 ans - n'a pas toujours mangé à sa faim. Il a vu son père, acculé à la faillite, partir menotté entre 2 gendarmes.

2. APPRENDRE
Celui qui arrête d'apprendre meurt. Son coeur bat toujours, mais son cerveau travaille en boucle. Au lieu de créer, de progresser, il vit dans la routine et dans les habitudes. Il devient un esclave. Ceux qui réussissent au-delà de tous leurs espoirs apprennent sans cesse. Cessez d'apprendre, et vous commencerez à perdre.

3. PENSER
Penser s'apprend. Trouver des idées là où les autres ne voient rien s'apprend. Bâtir des plans qui mènent au succès s'apprend. "Tout le monde se plaint de sa mémoire, mais personne de son intelligence", dit-on. Il est difficile d'admettre que nous pouvons modifier notre façon de penser. Ce serait reconnaître que notre façon de penser est limitée. Que nous avons quelquefois tort......et nous aimons avoir RAISON. Quel qu'en soit le prix ! Mais notre pensée peut évoluer, progresser, s'enrichir, atteindre des niveaux de lucidité qui font de nous un être hors du commun. Car le pouvoir de la pensée est infini. La puissance mentale est illimitée.

vendredi 23 mai 2008

Friday aware !


Dans une réunion de grands vendeurs, le grand crac, celui qui fait, depuis 20 ans, plus de chiffre que tout le monde et gagne plus en commissions que le patron, fait un exposé :

"Et maintenant, je vais vous livrer le secret de mon succès. Je l'ai écrit sur une feuille et mis dans cette enveloppe.

Mais le succès se mérite. Je vais donc vendre cette enveloppe, qui contient, vous en avez ma parole, tous le secret de ma réussite non seulement dans la vente mais aussi dans la vie, aux enchères."

Les enchères commencent, d'abord timidement... 5 dinars, puis 10 dinars, puis 50, 100, 130, 150, 200... Finalement, un de ses collègues remporte les enchères avec un peu plus de 1.000 dinars.

L'heureux gagnant prend l'enveloppe. Il la garde précieusement, et le soir, dans sa chambre, il ouvre l'enveloppe pour savoir enfin LE SECRET DU SUCCES.

A votre avis, qu'y a-t-il sur cette feuille de papier ?

Réfléchissez un instant. Notez mentalement ce qui vous vient à l'esprit, avant de lire la réponse. Car je vais vous révéler, effectivement, plus bas dans cet email, ce qui était écrit sur cette feuille de papier et qui vaut, à mon avis, bien plus que 1.000 dinars.



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Le gagnant de l'enchère déchire l'enveloppe, tire la feuille,la déplie, et il y a seulement ces quelques mots manuscrits :



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IL

FAUT

SAVOIR

DEMANDER


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Nessma TV : les nouveaux alliés des frères Karoui


Oualid CHINE:webmanager
«Pour le Ramadan prochain, Nessma TV redémarrera en fanfare». C’est en tout cas le message qu’a voulu faire passer Tarek Ben Ammar lors d’une conférence de presse organisée le 21 mai, en France, en marge du Festival de Cannes. C’est que l’homme d’affaires tunisien qui s’est totalement consacré au cinéma se lance lui aussi dans l’aventure de Nessma TV.

Puisque par le biais de son groupe Quinta Communication, et en partenariat avec son allié italien, Mediaset, ils vont injecter la bagatelle de 30 millions de dollars au total, à parts égales, à l'occasion d'une argumentation du capital de Nessma TV. Ce qui leur permettra de détenir, à eux deux, 50% des parts de la jeune chaîne de télé tunisienne. De quoi faire souffler un petit vent frais du plus bel effet pour l’équipe de Nessma.

Fedele Confalonieri, président de Mediaset, également présent à la conférence de presse, a mis l’accent sur les avantages que représentent, selon lui de "l'arrivée des télévisions privées en Italie qui ont entraîné un changement du climat culturel et constitué un tremplin économique majeur". Et puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets, le Maghreb pourrait aussi, selon le responsable italien, se retrouver métamorphosé.

A noter que Mediaset appartient à Silvio Berlusconi, qui vient juste de faire élire à la tête du gouvernement italien. Un allié de taille, pour les frères Karoui, puisque Mediaset est un poids lourd de la communication, avec trois chaînes télés commerciales en Italie, couplées à deux régies publicitaires. Au niveau international, Mediaset a des intérêts aux Etats-Unis, et même sur le marché chinois. Mediaset s’était repositionné comme un producteur de contenu au cours de la dernière année. Il a ainsi pris le contrôle de Endemol, et a également signé un contrat d’exclusivité, à hauteur de 600 millions de dollars, avec les sociétés Warner Bros et Universal. De quoi donner le vertige à nos frères Karoui.

Le but avoué des nouveaux partenaires de Nessma TV, est de toucher l’audience maghrébine qui pèse 90 millions de téléspectateurs potentiels, sans pour autant omettre le reste du monde arabe. L’objectif déclaré étant de produire du contenu télévisuel respectant les standards de qualité européens, tout en tenant compte des sensibilités culturelles du téléspectateur maghrébin. Les responsables parlent ainsi, de « contribuer, par un programme fédérateur, à la promotion de la culture maghrébine, à consolider les valeurs de tolérance et de modernité, et à développer le dialogue des cultures et des civilisations dans l'espace méditerranéen ».

Le choix du Ramadan pour le lancement de la nouvelle mouture de Nesma TV n’est du reste pas fortuit, quand on sait que c’est durant cette période que nos télés font le plein d’audience, et renfloue leur finance. C’est clairement durant ce mois sacré que le nombre de spots publicitaires est à son maximum.
Côté contenu, certaines sources évoquent l’arrivée de la star tunisienne de la télévision italienne, Afef Jnifen, qui devrait animer une émission sur Nessma TV. Et pour cette année, la Star Academy version Maghreb fera également son come-back pour sa deuxième édition. Les films, et les séries devraient également se multiplier sur Nessma TV. Un très joli coup des frères Karoui, toujours plus ambitieux.

Creation d'entreprise: Le business plan


Dans ce dossier qui aura certainement une suite, nous essayerons de présenter à chaque fois des sujets utiles à discuter ou des outils necessaires à connaitre pour nos jeunes créateurs d'entreprises. Aujourd'hui nous presentons le business plan ou le plan d'affaires qui est le document notamment sur lequel se base le capital risqueur pour évaluer son opportunité d'investissement et sa participation ou tout simplement la banque pour évaluer les risques d'octroi d'un credit .

Le business plan doit contenir le maximum d'informations qui facilitent la prise de décision.

1. Résumé (2/3 pages)
C’est la présentation succincte et synthétique en deux ou trois pages du projet soumis aux investisseurs, en précisant bien la situation actuelle, base de départ, et la situation visée au terme du plan de cinq ans. Cette présentation doit porter sur :
· Le marché,
· Le produit,
· Les moyens dont dispose l’entreprise,
· Les objectifs visés,
· L’estimation globale des besoins financiers et nature des besoins,
· Le montant des fonds recherchés auprès des investisseurs,
· La rentabilité financière espérée et proposée, l’image de la société au terme du plan.
2. Présentation du projet (4/5 pages)
Différencier dans cette partie s’il s’agit d’une entreprise existant déjà ou d’une création d’entreprise:
2.1. S’agissant d’une entreprise déjà existant
Historique
Date de création, évolution, principales lignes de produits, marchés actuels, biens en propriété ou en leasing ; l’actionnariat : évolution récente; les grandes étapes de l’évolution, le management (joindre les derniers documents financiers en annexe, ainsi que tous les documents nécessaires: documents commerciaux, plaquette…).
Projet de développement
Est-ce la poursuite de la croissance avec les mêmes produits sur les mêmes marchés? Ou un nouveau développement avec de nouveaux produits ; sur les mêmes marchés, ou sur des marchés proches?
S’agit-il d’une diversification pour l’entreprise ou au contraire d’une spécialisation accrue? S’agit-il d’une croissance interne ou externe par rachat d’entreprise ou prises de participation dans d’autres entreprises ?
Il faut à ce stade montrer qu’étant donné l’environnement de l’entreprise, ses points forts et ses points faibles, la meilleure solution est celle faisant l’objet de ce plan.
2.2. S’agissant d’une entreprise en création
· Timing de la création d’entreprise
· Date de création
· Premiers investissements
· Premières fabrications
· Premières mises sur le marché
· Choix du nom de la société ; choix d’un produit, d’une technologie, d’un nom propre…
3. L’environnement économique – l’industrie – le secteur (3/4 pages)
Il faut présenter ici l’environnement économique proche et lointain dans lequel va évoluer l’entreprise, qu’il s’agisse de l’environnement géographique, technologique ou encore de l’évolution des principaux marchés:
§ Dans quel grand secteur industriel se situe le projet: (biens d’équipements, biens intermédiaires, biens de consommation durable, services…)
§ Dans quel secteur d’activité ? (primaire, secondaire, tertiaire)
§ Dans quelles branches d’activité ?
§ Dans quel créneau ?
§ Quels sont les caractères de cette industrie ? (évolution de la technologie, estimation de l’offre globale et de la demande globale…)
§ Existe-t-il des cycles économiques d’expansion et de récession: leurs causes
§ Existe-t-il des droits d’entrée sur le marché: en termes financiers, d’autorisations particulières…
4. Le Marché (5/6 pages)
4.1. La demande
§ Qui est le client final ?
§ Que recherche le client ?
§ Quel est le produit et le service offert ?
§ Importance de la marque dans la décision d’achat ?
§ Segmenter la clientèle c’est-à-dire isoler dans l’univers de la demande, les segments de la clientèle ayant un comportement commun, soit dans la décision d’achat, soit dans le pouvoir d’achat… Quelles sont les habitudes de consommation ?
4.2. L’offre
§ Structure de l’offre de produits. L’offre est-elle monopolistique, oligopolistique, atomisée ?
§ Structures de l’offre sur le plan, géographique: importations et exportations…
4.3. Taille et croissance du marché
§ Taille: en nombre de produits, en DT (Dinar Tunisien). Segmenter le marché.
§ Croissance: taux de croissance en valeur, en volume, en DT, en Euro, à l’étranger.
4.4. La concurrence
§ Quels sont les concurrents ?
§ leurs stratégies, leur image de marque ; leurs forces et leurs faiblesses ; sauraient-ils faire les produits de l’entreprise ?
4.5. Les études de marché
§ Existent-elles ? Par qui ont-elles été faites ?
§ Quelle confiance peut-on leur accorder ?
§ Se méfier des études de marché qui concernent des produits trop nouveaux ou qui sont faites auprès d’une demande potentielle et non pas d’une demande solvable.
5. Le produit ou le service (5/6 pages)
· Le produit ou les gammes de produits;
· Produits existants,
· Produits nouveaux.
5.1. Présentation physique et fonctionnelle du produit
§ Présentation physique : (photos, dessins), décomposition en sous-ensembles: mécanique, électronique, partie mesure, affichage…
§ Présentation fonctionnelle : fonction principale, sous fonctions, intégration dans une chaîne de produits ou non.
§ Avantages du produit par rapport à la concurrence. Sur quoi portent-ils ? S’agit-il d’une réelle innovation ? Sur quoi porte- t-elle ?
§ Technologie : à quelles technologies le produit fait-il appel pour ce qui concerne les différents sous-ensembles.
5.2. Protection industrielle
Brevets: que protègent-ils ?
· Un dispositif ou un procédé ?
· Brevets concurrents ?
· Dans quels pays sont-ils déposés, pays sans examen, pays avec examen préalable (USA, Allemagne, Japon) ?
· Qui détient les brevets ?
Le savoir-faire
Le savoir-faire intégré dans le produit est-il celui de la société? ou un autre savoir-faire acquis à l’extérieur? S’agit-il d’un savoir-faire récent ou ancien? Le savoir-faire est-il reconnu comme tel par le client? Par la concurrence?
5.3. Le produit en terme de recherche développement
Combien a-t-il coûté jusqu’à la phase de prototype, de la phase prototype à la phase industrielle, combien de temps a-t-il fallu pour le mettre au point (échelle des temps et des coûts)?
Le produit est-il soumis à autorisation préalable des pouvoirs publics : au moment de la fabrication, au moment de la vente, au moment de l’utilisation. Y a-t-il un examen, une autorisation, une homologation préalable ?
6. Les objectifs visés (4/5 pages)
6.1. Les parts de marché
§ Estimer la ou les parts de marché qu’il faut détenir pour gagner de l’argent, pour se maintenir sur ce marché.
§ Quelle est la part de marché visée par l’entreprise?
§ Evolution et perspectives des parts de marché concernant les produits anciens, les produits nouveaux…
6.2. Les objectifs financiers
§ A quel niveau de chiffre d’affaires se situe le point mort et quand doit-il être atteint ?
§ Rentabilité d’exploitation visée: c’est-à-dire marge nette avant et après impôts rapportée au chiffre d’affaires ou à la production.
§ Perspectives de rémunération pour les investisseurs.
6.3. Autres objectifs
§ Objectifs de Recherche/Développement pour faire face aux changements technologiques et réactions de la concurrence;
§ Objectifs vis-à-vis des salariés de l’entreprise: cadres, maîtrise, employés, ouvriers ; Régime des stocks-options.
§ Objectifs de communication à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise, quelle image de l’entreprise veut-on communiquer à l’extérieur;
§ Comment s’attacher et fidéliser la clientèle.
7. Ressources de la Société – Management – Organisation (3/4 pages)
La société dispose en général de trois types de ressources:
· Des ressources financières
· Des ressources humaines
· Des connaissances ou un savoir-faire particulier qui est un vrai actif de l’entreprise, qui se transmet entre les individus, dans le temps, ce qui assure la permanence de la marque, de la qualité et de l’image de l’entreprise.
7.1. Des ressources financières
Pour les sociétés existantes, montrer que l’exploitation a permis jusqu’ici l’autofinancement, (ou non) de l’entreprise, que son autofinancement actuel lui permet d’aborder la nouvelle phase de développement, spécialisation ou diversification, avec l’apport de capitaux additionnels. Dans les ressources financières potentielles, indiquer la possibilité pour les actionnaires actuels d’accompagner la croissance de l’entreprise.
7.2. Des ressources humaines
§ Présenter les hommes clés de l’entreprise, fondateurs, managers, actionnaires (joindre les CV en annexe).
§ Présenter les qualités des effectifs de l’entreprise : main-d’œuvre habile ou non qualifiée…
§ Organigramme de la société: les fonctions commerciales, industrielles, financières, R&D : par qui sont-elles assurées…
§ Existe-t-il un système de rémunération particulier concernant l’intéressement des salariés : en fonction du résultat, du chiffre d’affaires ; le personnel a-t-il la possibilité d’acquérir des actions de la société par des Stock-options ou des Bons de Souscription d’actions ; le personnel – à quel niveau – a-t-il déjà des actions de la société ?
§ Ressources humaines extérieurs : la société dispose-t-elle de compétences à l’extérieur sur lesquelles elle peut s’appuyer, un partenariat technologique avec une grande société par exemple ?
8. Le plan opérationnel (4/5 pages)
C’est la présentation des stratégies d’entreprise permettant de transformer le couple produit/marché en profits.
8.1. Le plan recherche et développement
Budgets d’investissements à prévoir pour le futur:
§ Pour le maintien à niveau des produits actuels.
§ Pour la recherche et la mise au point des produits nouveaux, budgets rapportés au chiffre d’affaires.
§ Personnel disponible.
8.2. L’industrialisation
§ Que fabrique-t-on et que va fabriquer la société, quels produits, quels sous-ensembles. Pour cela, quels moyens de production sont-ils nécessaires, indispensables: immobilier, matériels, outillages.
§ Que peut faire sous-traiter la société : Ne pas confier l’intégralité de la fabrication à un seul sous-traitant : la société doit conserver la fabrication des parties où elle excelle, et confier la totalité à un seul sous-traitant pourrait lui donner l’idée de faire la même chose !
§ Les approvisionnements ; quelle est la longueur du cycle de fabrication, stock de matières nécessaires, stock mini…
§ Fabrication sur commande et lancement en fabrication de petites, moyennes ou grandes séries.
§ Les fournisseurs; choix des fournisseurs ; négociations ; conditions de paiements… les achats à l’étranger, délais de livraison et paiements par lettres de crédits.
§ Les contrôles : contrôles qualité en entrée sur les pièces provenant de la sous-traitance, en cours de fabrication, en sortie de chaîne…
§ Les investissements nécessaires, chiffrés : immobilier, matériels et outillages, et surtout les besoins financiers liés au cycle d’exploitation et de fabrication.
8.3. Le plan Marketing
§ Le système de distribution des produits : réseau de vente interne, externe, agents, concessionnaires, Tunisie, Etranger…
§ Publicité, information, communication et relations publiques : politique de communication de la société concernant les produits. Quelle publicité pour les produits ? Quelle promotion ? Quels médias ? Le recours à des leaders d’opinion ?
§ Politique de prix : politique actuelle et future. Quel est le bon prix pour un produit nouveau ?
§ S’il est trop cher, il risque de ne pas se vendre, malgré ses qualités;
§ S’il n’est pas assez cher, la technologie n’est pas payée, l’entreprise n’est pas rémunérée;
§ La clientèle ne comprendra pas qu’un produit change de prix trop fréquemment soit à la baisse, soit à la hausse. Quelle est l’élasticité prix/demande.
§ Administration des Ventes : gestion des commandes, production, livraison, facturation, encaissements. Conditions de paiement et acomptes à la commande.
§ Prévisions de ventes et parts de marché visées: le carnet de commandes signé a-t-il une signification dans cette activité ? Que doit-il représenter normalement. Livraisons sur commande ou livraisons sur stock ?
§ Timing pour atteindre ces résultats;
§ Coûts et budgets: estimation des coûts pour mettre en place ou renforcer le réseau, faire connaître le produit (publicité) … budgets prévisionnels.
§ Planification et contrôle.
8.4. Stratégie et structure
Montrer qu’étant donné les stratégies choisies : marketing (ventes à l’export), industrielle (recours à la sous-traitance), R & D, la structure actuelle interne de la société est la meilleure possible ou au contraire doit être modifiée ou renforcée pour atteindre les résultats, entraînant le recrutement de nouveaux personnels.
· Structure interne: on doit adapter la structure de l’entreprise à la stratégie et pas la stratégie à la structure.
· Mode de gestion : gestion par les objectifs, décentralisation, définir les « points de contrôle », accroître les délégations…
9. Tout ce qui concerne la finance (5/6 pages)
9.1. La rentabilité des opérations
Ce plan financier présente les diverses options retenues, les états détaillés étant renvoyés en annexe.
Synthèse des principaux budgets:
§ Ventes et rentabilité: structure tunisienne, structure européenne (française), selon le plan comptable et structure anglo-saxonne, par fonctions (très utile);
§ Ventes, coûts des ventes, dépenses marketing, dépenses de R & D, dépenses administration, Résultat;
§ Trésorerie; rappeler les habitudes de paiement de la clientèle : les conditions fournisseurs, les acomptes sur commandes.
§ Structure du bilan. Actif et Passif. Emplois et ressources; cash disponible;
§ Plan de financement;
§ Estimation des besoins: dépenses corporelles et incorporelles;
§ Estimation des ressources : ressources internes, ressources externes recherchées;
§ Présentation du «package» financier: aides et primes (VRR, PIRD), fonds publics: FITI, FOPRODI par exemple; apports en capital (promoteur et associés) et en vrai fonds propres indispensables (SICARS), prêts à moyen terme, etc ...
9.2. Montants recherchés
§ Quel type d’actions souscrire ?
§ Quelle part pour les nouveaux actionnaires ? Donc quelle valorisation ?
§ Quelles plus-values raisonnables ?
§ Quelle rémunération prévisible ?
§ Un plan de Stock-options pour le personnel ?
9.3. Rentabilité des investissements – TRI estimé
§ Rentabilité financière visée : c’est-à-dire résultats nets après impôts rapportés au capital, aux fonds propres, au capital additionnel;
§ Perspective de valorisation de la société et plus-value en capital ; très important.
§ TRI possible.
10. Sortie envisagée – Risques et opportunités (3/4 pages)
Sortie
La Bourse sera-t-elle une sortie envisageable et payante ? Ou bien faut-il envisager une sortie industrielle ? Vers qui ? Une entreprise tunisienne, une étrangère ? un groupe ? une PME ?
Risques
Quels sont les risques majeurs du projet présenté et de quelle nature sont-ils: commerciaux, industriels, financiers ? Existe-t-il des risques mineurs ou facteurs négatifs risquant de retarder la réalisation dans le timing fixé à l’avance ?
· Quelles sont les actions possibles sur les frais fixes? sur les frais variables?
· En dessous de quel niveau d’activité la survie de l’entreprise est-elle compromise ?
Opportunités
Quelles sont à l’inverse, les opportunités qui pourraient se présenter permettant soit d’améliorer un développement compromis par les difficultés au départ, soit d’accélérer la croissance et de réaliser en quatre ans ce qui était prévu en cinq ?
11. Annexes (nombre de pages variables)
Elles contiennent tous documents indispensables à la compréhension du plan:
§ Les derniers bilans lorsque l’entreprise existe déjà;
§ Une documentation commerciale sur les produits;
§ Un texte de brevet ou un accord commercial important;
§ Les états financiers détaillées concernant le plan, à cinq ans avec comptes d’exploitation prévisionnels par trimestre les deux premières années puis par semestre, bilans, plans de financement, plans de trésorerie: dans les cas de créations d’entreprise, un grand niveau de détail est indispensable pour ce qui concerne la trésorerie (encaissements, décaissements, découverts…);
§ les devis des équipements à acquérir;
§ Et surtout, les CV des dirigeants, fondateurs et membres de l’équipe.
12. Les références
Dans les cas de création d’entreprise, une liste de références concernant les personnes clés, les fondateurs, les managers, les membres de l’équipe ainsi que les références des clients qui achètent déjà le produit ou qui vont acquérir le produit nouveau. Les investisseurs devront appeler ou rencontrer ces références pour discuter des individus et des produits.
Remarques
Le Plan ne contiendra pas tout cela: il deviendrait illisible. Mais c’est le genre de questions que vont poser les investisseurs et il appartiendra au dirigeant de sélectionner les points essentiels pour les inclure dans le plan.
Tunis Club des TIC