lundi 22 septembre 2008

CITATION DU JOUR


"Le progrès est impossible sans changement, et ceux qui ne peuvent jamais changer d'avis ne peuvent ni changer le monde ni se changer eux-mêmes."

George Bernard Shaw

vendredi 19 septembre 2008

Transcom Tunisie bientôt le Label de Responsabilité Sociale.

Conclusiosn d'une interview de Catherine Pomares Contact Center Manager Transcom Worldwide Tunisia par tunisia-it.

Transcom est un groupe suédois d’envergure International ,numéro 5 Mondial dans l’activité Centres de Contacts et Gestion de la Relation Client. La zone Maghreb a figuré dans les plans d’action et développement du groupe dés 2001. Elle l'a conduit initialement à retenir la destination Maroc pour s'implanter. Transcom a finalement revendu pour décider de venir s’implanter en Tunisie. Cette initiative a avortée pour plusieurs raisons en particulier cette condition posée par la partie Marocaine, stipulant que l’antenne Transcom devait s’associer çà un partenaire Marocain. Résultat, il y avait incompatibilité entre ce scénario de « gouvernance à deux têtes » et la culture d’entreprise du Groupe Transcom. C’est au final la Tunisie qui a gagné.

En 2005, la Tunisie présentait l’atout d’être une destination moins saturée que le Maroc en matière de délocalisations de Centres d’Appels. Un Benchamrking comparatif entre les deux pays débouche sur un verdict sans appel. En dépit de sa petite taille, la Tunisie aligne des points forts en termes de scolarité, niveau d’éducation, de ratios éducation, santé, gisement de valeurs économiques, et bien entendu performances des infrastructures.

Les ressources humaines dont dispose le groupe en Tunisie possèdent de bonnes qualifications professionnelle. Ce point fort à inscrire au crédit de la politique tunisienne dans le domaine de la formation et de l’éducation et conforté par la nature des politiques sociales du Groupe. L’éthique emploi de Transcom se fonde sur un système de « people Mangement » si chère au suédois et qui n’introduit pas de différences entre les différentes filiales du groupe quelque soit le pays d’implantation. Cela est valable, pour les politiques de management en interne, les conditions dans lesquels opèrent les équipes et le climat de travail qui règne au sein des centres de contacts (71 Centres à travers le monde)

Le Centre de Contacts de Transcom en Tunisie a récemment fait l’objet d’un audit de la part du Cabinet International Ernst & Young dans le cadre du Label de Responsabilité Sociale créé en France en 2006. Le Résultat de l’audit sera communiqué début du mois d’octobr : ce qui fera est le de la Tunisie le premier site off shore à bénéficier d’une telle démarche. But principal , élever le niveau des ressources sur place et harmoniser dans les modes organisationnels partout dans le monde où Transcom a choisit d’être présent.
Le groupe va bientôt passer de 570 positions à 1000 positions. C’est une conséquence naturelle de la croissance et qui particulièrement orientée vers des activités à forte valeur ajouté et qui sont développés autour de l’acquisition, des appels entrants, des services clients, de la génération de Valeur des hot line, ainsi que d’importantes opérations de gestion des mails
Sur la partie solutions technologiques aujourd’hui Vocalcom Tunisie équipe pour le compte du site Tunisie une cinquantaine de positions. Et les perspectives d’évolutions de ce partenariat devraient croître en 2009.

La Tunisie apparait en tant que destination clé pour les centres d’appels. Il convient à ce titre que le secteur engage un plan visant à augmenter ses performances et ce à l’échelle de la Région. La Tunisie ne doit plus se contenter d’afficher et de valoriser ses propres atouts mais plutôt de les mettre en compétitions avec ses concurrents actuels, Maroc , Ile Maurice etc. et ses concurrents à venir tels que l’Algérie


Catherine Pomares (44 ans)
A rejoint le groupe Transcom Worldwide en Juin 2000.A occupé différentes fonctions pendant 8 ans au sein de la Direction des Ressources Humaines du groupe, les 4 ans dernières années en qualité de Directeur des Ressources Humaines Europe du Sud. Elle était en parallèle le Secrétaire Générale du SP2C, Syndicat Patronal des centres d’appels français. Est arrivée en Tunisie en mars 2008 pour prendre la direction de la Filiale et continuer à en assurer le développement.Avant de rejoindre Transcom, a travaillé pendant 10 ans au sein du groupe Manpower France où elle occupait des fonctions de direction de réseau commercial.

Continental en Tunisie pour conserver des emplois en France .

Que voulez-vous, la vie est ainsi faite. Oui, il y a quelques jours l’avionneur européen, Airbus, par la voix du président d’EADS, atterrissait en Tunisie pour sauver ses emplois en France –en Allemagne. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de l'équipementier automobile allemand Continental qui envisage de délocaliser vers fin 2010 une grande partie de la production de son usine de Rambouillet (Yvelines) en France, ce qui entraînerait la suppression de quelque 400 emplois.
Que ce soit dans le cas d’Airbus ou de Continental, la donne est claire même si elle n’est pas simple : continuer à fabriquer sur place (Europe), et c’est l’hémorragie financière (cherté des matières premières) et surtout manque de compétitivité et à la longue la faillite… ou bien délocaliser une partie de la production, et c’est la pérennité de l’activité. C’est la règle de la mondialisation… de l’économie et des affaires.Pour le site allemand de Rambouillet (qui fabrique des radios et des systèmes de navigation pour l'automobile, mais qui souffre de la dégradation de la conjoncture dans le secteur), trois scénarii sont possibles : primo, transférer vers la Tchéquie sur un site Continental qui existe déjà ; secundo, une délocalisation pure et simple en Bulgarie (mais avec un inconvénient de taille, construire une usine) ; tertio, une solution tunisienne qui se situe entre les deux premières et consistant en l’achat d'une usine en Tunisie qui, selon le management de Continental, "travaillerait en tandem" avec Rambouillet, ce qui permettrait à ce dernier "de pérenniser" ses activités et donc de conserver ses emplois environ 600. Il faut reconnaître que ces trois scénarii comportent tous des avantages et des inconvénients, c’est au management de Continental de voir le site qui comporte moins d’inconvénients et plus d’avantages ; et là, nous pensons que le site Tunisie -du fait de l’existence de l’usine en question, de la disponibilité de la main-d’œuvre, un coût de travail salarial moins élevé…- ‘’pourrait sauver 600 sur employés français…’’. Ceci dit, la direction de l’équipementier allemand peut décider autrement et se dire, ‘’non nous ne voulons pas sauver ses emplois’’, et décider dans ce cas de délocaliser soit en Bulgarie soit en Tchéquie (perte d’environ 600 emplois, et un fort risque de disparition pure et simple du site français, et donc de ses emplois aussi).

Tunisie : Des réformes pour améliorer le climat des affaires.

Selon le dernier rapport de Doing Business 2009, la Tunisie a introduit des réformes dans la création d’entreprise, l'obtention de prêts (information sur le crédit), la protection des investisseurs, le paiement des taxes et impôts, et le commerce transfrontalier. La Tunisie a ainsi aboli le capital minimum obligatoire pour les sociétés à responsabilité limitée en adoptant la nouvelle loi relative à l’initiative économique. La loi autorise également les investisseurs minoritaires à demander à un juge d’annuler les transactions préjudiciables entre parties apparentées.
La Banque centrale de Tunisie recueille et diffuse à présent auprès des banques des renseignements plus détaillés qu’il s’agisse d’informations positives (tels que le montant d’un prêt) ou négatives (tels que les arriérés et défaut de paiement). En outre, les particuliers et les entreprises peuvent vérifier les renseignements sur leur solvabilité dans tous les bureaux de la Banque centrale. Le Ministère des Finances a lancé un nouveau service qui simplifie le paiement des taxes et impôts, la "télé-déclaration", avec lequel les entreprises peuvent faire leur déclaration d’impôts en ligne et déterminer le montant exact à verser avant de payer leurs impôts au Centre des impôts.
Une nouvelle disposition imposant la présence d’un représentant de l’administration douanière à la réception portuaire des marchandises importées, a rallongé d’une journée les délais à l’import.

Le paradoxe sfaxien


Quoiqu’elle constitue la deuxième ville et région de la Tunisie avec 1 million d’habitants, derrière la métropole Tunis, Sfax continue à souffrir de certaines carences, que ce soit au niveau de l’infrastructure des transports ou la léthargie de son aéroport international Sfax-Thyna.
On évoque le retard de l’ouverture de l’autoroute Msaken-Sfax, axe routier très attendu par les habitants du sud tunisien. L’aéroport, pour sa part, malgré un investissement de 29 millions de DT, n’assure que des vols épisodiques et continue à être largué au second plan par l’aéroport de Skanes-Monastir.
Pour évaluer le poids de Sfax dans l’économie tunisienne, il suffit de regarder certains chiffres, la région assure 90 % des exportations tunisiennes de triple superphosphate et de 45 % des l’huile d’olive de la Tunisie.
Coté production, Sfax assure 80 % de la production de gaz naturel de la Tunisie, 25 % de la production de pétrole, 25 % de la prise totale de pêche, 10 % de la production laitière devenant ainsi paradoxalement la première région productive de lait devant les villes du nord de la Tunisie.
45 % de la production nationale des œufs est l’œuvre de Sfax, 13 % de la production des amendes et enfin 33 % de la production de l’huile d’olive, avec 290.000 tonnes pour la campagne 2006-2007.
Première région agricole productrice en Tunisie et deuxième région industrielle, Sfax ne présente pas pour son visiteur le visage d’une ville prospère, mais plutôt d’une ville pauvre, sale, dont la circulation est un vrai calvaire et qui souffre de la pollution de sa mer et de son air et aussi d’une activité culturelle très limitée.
Son stade de football qui a une capacité de 12.000 places est très limité, plus petit que celui de Tunis, Sousse, Monastir, et même Bizerte. Pour un club présent depuis 80 ans dans le paysage footballistique en Tunisie.
La radio régionale n’est pas disponible sur internet et n’est plus écoutable au-delà de 80 Km de la ville de Sfax, elle est dépassée par les radios de Tataouine, le Kef ou Monastir plus récents et mieux équipés.
Heureusement que depuis la dernière visite du Président Zine El Abidine Ben Ali, beaucoup d’initiatives ont été prises.
En fait, le Président de la République a débloqué d’importants investissements de 2 milliards 118 millions de DT, ainsi que l’adoption de programmes et mesures pour encourager l’initiative privée et développer l’exportation et la production.
Le onzième plan permet à la ville de rejouer un rôle économique majeur où même un stade de football de 30.000 places sera construit, permettant à la ville de retrouver sa place sur l’échiquier économique de la Tunisie moderne

mercredi 17 septembre 2008

Attention au name googling, soignez votre réputation sur le web.


Il a eu chaud, Karim. Ce jeune informaticien cherche un travail. Après avoir mis son CV sur internet, il a eu l'idée de taper son nom sur Google. Pour les webophobes, précisons que cela fait apparaître toutes les pages dans lesquelles le nom est cité, articles, forums, débats. Et là, mauvaise surprise : lorsqu'il était étudiant en informatique, il a participé à de vifs débats sur internet. Il a même été pris dans une polémique mettant en cause des personnes connues dans le milieu. Gênant. Une de ses contributions ressortait sur Google, ça ne lui a pas plu de la voir là, séparée de son contexte. Karim décide alors de « nettoyer » son identité numérique : il efface certaines de ses contributions dans les listes de diffusion et forums, fait disparaître certaines des photos publiées sur un site d'échange de photos, et demande aux responsables de supprimer un vieux blog laissé en déshérence, toujours à son nom, et qu'un inconnu avait repris.Parano, Karim ? Pas du tout. A l'image de leurs collègues européens, de plus en plus de recruteurs tunisiens cherchent à en savoir plus sur les candidats en tapant leur nom sur les moteurs de recherche. Les patrons « google-ise » le nom d'un candidat quand ils reçoivent un CV surtout, quand ils sont en phase avancée de recrutement et qu’ils souhaitent compléter des informations. Plus question de tricher dans un CV : untel se prétend directeur marketing ? Un oeil sur le site de sa société et on s'aperçoit qu'il n'est « que » chef de produit. Les dates, les diplômes, les missions à l'étranger peuvent être confirmés ou non plus rapidement qu'avant. Les chasseurs de têtes, vérifient, par exemple, les réseaux mis en avant dans un CV : Si un candidat prétend être impliqué dans des instances professionnelles, ils regardent s'il est invité dans les salons, cité dans les conférences, repris dans la presse.
Du coup, les recruteurs tombent souvent sur des informations de caractère privé. Ce qui peut être lourd de conséquences. Toutefois pas de quoi être inquiété, pour les recruteurs ouverts les fêtes étudiantes et les soirées à thème, ce n'est pas grave, on sait ce que c'est. Un engagement politique, s'il est modéré, n'est pas non plus choquant. L'ouverture a toutefois ses limites : Un passé de syndicaliste, ça arrête pas mal d'entreprises. Des informations personnelles peuvent apporter un éclairage inattendu sur une personne. Un candidat à un poste important de directeur commercial vantait sur son blog sa passion pour la chicha et la moto. Dans le cabinet de recrutement qui a lu son blog, on a trouvé, à tort ou à raison, que cela détonnait par rapport au poste.Bien sûr, tous les recruteurs ne passent pas leur vie à traquer l'histoire des candidats sur le Net. Pour le moment, cette recherche concerne surtout les postes de haut niveau, dans les cabinets de recrutement et de chasseurs de têtes, ainsi que certains secteurs : informatique, multimédia, conseil. Mais cela change et, très vite, ces pratiques devraient s'étendre aux autres activités. Comme aux Etats-Unis, où, en 2006, 35% des recruteurs de cadres utilisant le web comme source d'information (et les trois quarts le font) ont éliminé un candidat après avoir fait une découverte sur la Toile - contre 26% en 2005 (1). On estime que cette pratique du name googling (taper un nom sur Google) va s'étendre en Tunisie. Et on rappelle que, grâce aux moteurs de recherche, le candidat dispose lui aussi de plus de renseignements sur les entreprises.

Cas d'entreprise: Edatis, le gestionnaire tunisien des budgets publicitaires européens

Mohamed Bouamoud.webmanagercenter.D’abord au rez-de-chaussée, puis au 4ème étage, deux grandes salles équipées de box individuels et alignant de jeunes gens des deux sexes, la plupart de 24 à 31 ans, munis, pour beaucoup, de casques fixés sur les oreilles, et les yeux rivés sur les ordinateurs. On se croirait dans un centre d’appels. Ce n’est pas le cas. Nous sommes chez Edatis Tunis, soit la plaque tournante qui conçoit, développe et gère les budgets publicitaires des clients de la grande famille Edatis France.
Fondé à Paris en 2000 par deux camarades fraîchement diplômés de Polytechnique, Edatis France s’est lancé à sa création dans les métiers et technique du marketing on line. Plus précisément, sa plateforme dite Dialog propose des produits d’emailing (gestion des campagnes d’emailing et de SMS) de Search (gestion des campagnes de liens sponsorisés), de Display (optimisation des campagnes de bannières publicitaires on line), de Dataweb (hébergement et gestion des bases de données marketing), et Web Analytics (étude de l’audience des sites web), soit une solution globale du web marketing. Aujourd’hui, Edatis France compte quelque 200 clients à l’échelle internationale dont les plus gros annonceurs du web marketing comme Air France, Ikea, le groupe 3 Suisses et autres encore. De surcroît, il est considéré comme l’un des prestataires privilégiés des agences de communication interactive comme Nextedia, Publicis, Rapp Colins… Aussi, dès le départ, Edatis s’est-il lancé dans une vaste opération de développement à l’international. Il ouvre sa première agence en 2003 à Bruxelles ; la seconde, en 2004, est une unité de production doublée d’une agence commerciale à Tunis, attendu que le marché nord-africain est considéré comme étant en plein essor dans le domaine des NTIC et le web marketing ; en 2006 sont créées les agences de Milan et de Barcelone ; et en 2008, celle de Londres, avec un projet d’une autre quelque part en Allemagne. Or, c’est l’unité de production de Tunis qui est vraisemblablement la plaque tournante de tous les travaux conçus et développés pour le compte de l’ensemble des clients Edatis. En gros, il est confié à Edatis Tunis la conception et l’amélioration des produits, le marketing, la gestion des budgets publicitaires pour l’Europe, la gestion des bannières, la mesure d’audience pour nombre de clients, et ce que les professionnels appellent lecture d’optimisation sur ligne, c’est-à-dire l’étude d’impact de tel investissement. Il va sans dire que c’est le coût de la main-d’œuvre tunisienne qui est derrière l’implantation d’un bureau Edatis à Tunis, mais c’est surtout la qualité et la qualification des cadres tunisiens qui leur ont valu d’être l’axe central d’une multinationale ayant pignon sur rue en matière de NTIC. Ils sont une centaine de cadres supérieurs (bac + bac est le seuil minima) ayant fait, pour certains, les HEC ou fréquenté l’ENIT ou sont, évidemment, des informaticiens. Etant donné le succès indubitable remporté par l’équipe tunisienne d’Edatis (elle a été pour beaucoup dans le chiffre d’affaires global de la multinationale arrêté en 2007 à 3,3 millions d’euros), le jeune directeur général, M. Ghaleb Ben Ali (lire son parcours), estime devoir porter le nombre de son personnel à deux cents en 2009. Et pourtant, un regret !... L’équipe d’Edatis Tunis souffre de la lourdeur, sinon l’interruption par périodes, de la connexion à Internet. Un tel problème, s’il devait perdurer, risquerait de porter un préjudice certain à l’image d’un groupe réputé être très compétent et très professionnel.